Avec 19 % des votes comptés au Pérou, Fujimori obtient 52,5 % des voix valides et Sánchez 47,4 %.

Publié le 08.06.2026

Lima, 7 juin (EFE).- La candidate de droite Keiko Fujimori devance le candidat de gauche Roberto Sánchez de 5,08 points de pourcentage avec 19 % des votes dépouillés après la célébration ce dimanche du second tour des élections présidentielles au Pérou.

Avec un dixième des votes comptabilisés par l'Office national des processus électoraux (ONPE), la fille et héritière politique de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000) obtient 52,54 % des votes valides contre 47,46 % pour son adversaire et représentant de l'ancien président Pedro Castillo (2021-2022).

Cela se traduit par 1.963.393 votes pour Fujimori et 1.773.597 votes pour Sánchez.

La tendance des premiers résultats officiels provient de votes exprimés principalement à Lima et dans d'autres villes, où la leader du parti fujimoriste Fuerza Popular bénéficie de plus de soutien, tandis que Sánchez reçoit ses plus grands soutiens dans les zones rurales, qui sont généralement les derniers votes à être comptabilisés.

Les sondages à la sortie des urnes diffusés à la clôture des bureaux de vote révèlent un résultat serré qui se déterminera par quelques milliers de votes, comme cela a été le cas lors des deux élections précédentes, où Fujimori s'est retrouvée aux portes de la présidence avec seulement 40.000 votes d'écart.

Selon l'institut de sondage Ipsos, Fujimori a reçu 50,7 % des votes valides et Sánchez a obtenu 49,3 %, tandis que Datum a indiqué que la candidate du parti Fuerza Popular a obtenu 50,53 % des voix et le candidat de Juntos por el Perú a récolté 49,47 %.

Le premier donne une différence de 1,4 points de pourcentage entre les deux, tandis que le second réduit cet écart à seulement 1,06 %. Les deux sondages ont une marge d'erreur de 3 %, ce qui fait que la différence dans les deux cas n'est pas encore concluante pour déterminer un gagnant pour cette élection.

Plus de 27,3 millions de Péruviens étaient appelés aux urnes pour choisir l'option qui gouvernera le pays pour les cinq prochaines années (2026-2031), après une décennie d'instabilité politique qui a vu huit présidents en dix ans, à la suite d'une série de destitutions présidentielles promues par le Parlement. EFE

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