Ce poisson robot aide la vie marine en filtrant les microplastiques

Publié le 23.11.2022
Robot Gilbert. (photo : YouTube/Eleanor Mackintosh)

L'humanité souffre depuis des décennies de la pollution causée par les plastiques qui finissent dans la mer. Mais depuis quelques années un nouveau type de pollution est apparu : les microplastiques . L'eau, le soleil, le vent et les micro-organismes décomposent le plastique déversé dans l'océan en minuscules particules de moins de 0,5 cm de long.

Ces particules sont mangées par le plancton, les bivalves, les poissons et même les baleines, qui les prennent pour de la nourriture. Ce plastique consommé cause divers problèmes et maladies à la faune marine et aussi aux humains, car lorsque l'on mange des poissons et crustacés de la mer et de la rivière, les microplastiques qui y sont absorbés sont également ingérés.

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Un poisson robotique qui « mange » des microplastiques

On ne connaît pas encore tous les effets des nanoplastiques sur les organismes animaux et humains. Mais comme la plupart d'entre eux sont toxiques, pour ainsi dire, et s'accumulent dans les organes et le sang, leurs effets sont définitivement nocifs.

L'Université de Surrey en Grande-Bretagne organise le concours de robotique naturelle, où des prix sont décernés à des robots qui imitent la nature. Le gagnant de cette année était le projet Robo-fish de l'étudiante en chimie Eleanor Mackintosh .

Elle n'est pas ingénieure, alors les experts de l'Université de Surrey ont pris son idée et ont construit un prototype qui filtre les microplastiques, qu'Eleanor elle-même a nommé Gilbert . Vous pouvez le voir dans la vidéo ci-jointe (le résultat du prototype de robot est affiché à 55 secondes) :

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Comment fonctionne Gillbert

Ce poisson robor mesure un demi-mètre de long. Il nage en bougeant sa queue tout en gardant la bouche ouverte pour collecter l'eau (et les microplastiques) dans sa cavité interne. Lorsque la cavité est pleine, le robot ferme sa bouche et ouvre ses valves branchiales lamellaires, expulsant l'eau des valves et soulevant le fond de la cavité.

Comprend des nageoires pectorales, un moteur branchial et buccal, un branchiospine, un filet à particules, un moteur de nageoire séparé, une tige d'entraînement de nageoire caudale, un moteur de nageoire caudale, une batterie et un microcontrôleur, ainsi que des capteurs pour détecter le niveau de volume et la clarté de l'eau. Gilbert peut collecter des microplastiques jusqu'à 2 millimètres de taille.

Robot Gilbert. (photo : YouTube/Eleanor Mackintosh)

Or, pour que ce système soit efficace, des milliers, des millions de ces robots seraient nécessaires. Mais l'idée n'est pas de les utiliser pour éliminer les microplastiques, mais de collecter quelques morceaux et de les analyser. Ainsi, les biologistes marins sauraient quels microplastiques affectent certaines zones et avec quelle densité.

Bref, ce qui est vraiment curieux et mérite d'être sauvé dans cet article, c'est que Gillbert est l'idée d'un étudiant en chimie, qui s'est concrétisée grâce à un groupe d'ingénieurs experts.

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