Caracas, 2 oct (EFE).- Vente Venezuela (VV), le parti fondé et dirigé par l'opposante María Corina Machado, a assuré ce mercredi qu'il y a dans le pays 154 politiciens anti-chavistes détenus, parmi lesquels se trouvent des dirigeants nationaux et des personnes qui occupaient des postes élus au moment de leur arrestation.
Par le biais de X, Magalli Meda, cheffe de l'équipe politique de Machado, a expliqué que VV compte 41 de ses membres derrière les barreaux, presque tous appréhendés dans les semaines précédant et suivant les élections présidentielles du 28 juillet, dont le résultat officiel a confirmé la réélection de Nicolás Maduro, contestée à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.
De plus, elle a assuré qu'il y a 34 militants de la formation Primero Justicia en prison, 22 de Voluntad Popular (dirigé par Leopoldo López, exilé en Espagne), 11 d'Encuentro Ciudadano et 10 d'Acción Democrática (AD).
En outre, les formations Convergencia, Un Nuevo Tiempo, (le social-chrétien) Copei et le commandement de campagne de la principale coalition opposante - la Plataforma Unitaria Democrática (PUD), qui a soutenu la candidature présidentielle d'Edmundo González Urrutia -, ont chacune quatre de leurs membres privés de liberté.
Meda, qui se trouve réfugiée à l'ambassade d'Argentine à Caracas depuis le 20 mars, a déclaré que s'ajoutent à cela des représentants d'autres organisations politiques et 1.713 citoyens détenus après les élections, après que la PUD ait dénoncé des fraudes et affirmé que son candidat avait remporté la présidence, une demande soutenue par de nombreux pays.
C'est pourquoi la cheffe politique de VV a remis en question le dialogue politique convoqué par le Parlement - contrôlé par le chavisme - qui espère célébrer ce jeudi une première réunion avec des représentants des partis, afin de commencer un processus de révision et d'ajustement des lois électorales, en vue des élections régionales et municipales prévues pour 2025.
"Le régime convoque un 'entente' avec les partis politiques. Pendant ce temps, c'est ainsi qu'ils 's'entendent' après le méga triomphe électoral d'Edmundo González Urrutia", a souligné l'antisoccialiste, en référence à l'augmentation des arrestations qui s'est déclenchée après les élections. EFE