Caracas, 2 oct (EFE).- Le plus grand bloc d'opposition du Venezuela - la Plataforma Unitaria Democrática (PUD) - et les dirigeants anti-chavistes Edmundo González Urrutia et María Corina Machado ont invité ce mercredi le gouvernement de Nicolás Maduro à convenir des "termes d'une négociation sérieuse" pour une "transition" en vue du 10 janvier, date à laquelle commence le prochain mandat présidentiel.
Dans un communiqué, la coalition a appelé "les représentants du régime" - parmi lesquels elle a mentionné le chef de la délégation officielle dans les dialogues avec l'opposition, Jorge Rodríguez - à convenir des "termes d'une négociation sérieuse qui permette la fluidité de la transition et qui fasse valoir la volonté de l'électorat, manifestée le 28 juillet dernier, avec l'élection d'Edmundo González Urrutia".
Bien que Maduro ait été proclamé gagnant par le Conseil National Électoral (CNE), la PUD insiste sur le fait que González Urrutia a été le vainqueur, par une large marge, des élections précédentes, et pour étayer son propos, elle a publié sur un site web les "83,5 % des procès-verbaux" qu'elle dit avoir reçus par le biais de témoins et de membres de bureau de vote.
Dans son communiqué, la PUD a indiqué que, durant les derniers mois, elle a fait "des invitations répétées pour une négociation sérieuse" en vue d'une "transition pacifique et ordonnée, dont le point de départ est le respect de la souveraineté populaire exprimée le 28 juillet et le mandat constitutionnel qui stipule que, le 10 janvier, Edmundo González Urrutia prenne possession de son poste de président".
"Ceux qui doivent quitter le pouvoir par la volonté de l'électorat et ceux qui doivent l'assumer doivent désigner les commissions de liaison nécessaires pour que le Pouvoir Exécutif fonctionne de la manière la plus ordonnée possible dans la transition vers le 10 janvier", a-t-il exprimé.
De cette manière, l'alliance répond à une convocation faite mardi par Rodríguez, également président de l'Assemblée nationale (AN, Parlement), pour instaurer un dialogue politique, à partir de ce jeudi, afin d'ajuster la législation électorale.
Selon la PUD, le dialogue proposé par Rodríguez n'est "qu'un exercice de propagande (...) sans agenda, sans règles, sans lieu sûr pour que tous les participants" soient "exempts de menaces et de pressions de la part du régime, et sans un médiateur impartial pour les accompagner".
Elle a également assuré que la révision des normes électorales "n'est pas le centre du problème, car celui-ci réside dans le respect et l'adhésion à celles-ci".
Rodríguez, qui présidera la commission spéciale du Parlement qui se penchera sur ce dialogue politique, a annoncé que ce processus de révision des lois intégrera du personnel du CNE et de la Salle Électorale du Tribunal Suprême de Justice (TSJ), qui a validé la controverse réélection de Maduro. EFE