L'Amérique latine se souvient des otages de Hamas un an après l'attaque et soutient la fin de la guerre à Gaza.

Publié le 08.10.2024

Rédaction Amérique, 7 oct (EFE) .- Un an après l'attaque terroriste de Hamás sur le territoire israélien, où 1.200 personnes ont été tuées, 251 ont été enlevées, et une offensive militaire de l'État d'Israël a été lancée, certains pays d'Amérique latine, par le biais de leurs citoyens et gouvernements, se sont manifestés non seulement pour exiger un cessez-le-feu immédiat à Gaza, mais aussi pour rejeter les actions qui ont donné lieu à un nouveau cycle de guerre au Moyen-Orient.

La réponse militaire du gouvernement de Benjamin Netanyahu, bombardant et envahissant Gaza, a déjà fait plus de 41.900 Palestiniens tués - dont près de 17.000 mineurs - et 97.303 blessés, selon les données du ministère de la Santé de Gaza, ce lundi.

La grande communauté juive en Argentine a réclamé ce lundi à Buenos Aires la libération des 101 otages qui restent captifs dans la bande de Gaza, lors d'une massive concentration dans les rues du quartier de Villa Crespo, dans la capitale.

De même, le président argentin, Javier Milei, a exigé la libération des otages et a affirmé sur son compte X que "notre cœur est captive à Gaza". Neuf des otages qui restent encore aux mains de Hamás sont des citoyens argentins, selon des sources locales.

Des groupes solidaires avec le peuple palestinien se sont également manifestés dans une concentration sur la Plaza de Mayo, devant le siège du gouvernement dans la capitale argentine, pour réclamer la fin de la "mascarade" en Palestine, au Liban, au Yémen et en Syrie, sous le slogan "Assez de génocide".

Cette communauté religieuse au Brésil a commémoré ce premier anniversaire de l'attaque au milieu des critiques au président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, pour sa politique extérieure contraire à l'offensive israélienne.

Les organisateurs de l'acte à São Paulo, foyer de la majorité des 120.000 Juifs brésiliens, ont voulu montrer leur "soutien inconditionnel" à Israël. "Le peuple juif est uni contre le terrorisme et l'antisémitisme", a déclaré à l'EFE le consul général d'Israël dans la ville, Rafael Erdreich.

Dans son communiqué officiel, le gouvernement du géant sud-américain a déploré la mort de milliers de personnes, "pour la plupart des civils", et a mentionné les citoyens brésiliens Michel Nisembaum, capturé comme otage dans la bande de Gaza, ainsi que Karla Stelzer Mendes, Bruna Valeanu et Ranani Nidejelski Glazer, assassinés par des terroristes le 7 octobre 2023.

À La Paz, la capitale de la Bolivie, des dizaines de personnes, pour la plupart des étudiants universitaires, se sont réunies pour protester contre ce qu'ils appellent un "génocide" d'Israël contre la Palestine, après un an de l'attaque de Hamás et de la réaction disproportionnée d'Israël.

"Vive la résistance palestinienne ! Il faut arrêter le génocide d'Israël et des États-Unis", était le slogan principal des étudiants boliviens.

Au Venezuela, le gouvernement a activé à Caracas un centre de collecte pour récolter de l'aide humanitaire pour la Palestine et d'autres peuples du Moyen-Orient, affirmant qu'ils sont "des victimes d'un génocide systématique perpétré par l'État sioniste d'Israël".

Le chavisme a réitéré sa solidarité "absolue" avec la Palestine lors d'un acte symbolique dans la capitale vénézuélienne. Par la suite, le président Nicolás Maduro a déclaré, en référence à l'anniversaire tragique, que les institutions de l'ONU sont "sous les décombres" après une année de "la guerre d'extermination la plus horrible qu'ait connue depuis l'époque" d'Adolf Hitler.

Le gouvernement de Cuba a également condamné ce qu'il a appelé le début de l'"extermination israélienne" contre la Palestine et les "massacres à Gaza", par le biais du ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, qui a ajouté qu'"un an après le début" des attaques, Israël "applique maintenant" ses "massacres" contre le Liban, avec le "soutien" et l'"impunité" des États-Unis.

À Bogotá, des centaines de Colombiens ont envahi les rues pour protester contre le 'génocide' d'Israël et pour une 'Palestine libre'. En criant 'Ce n'est pas une guerre, c'est un génocide', 'Du fleuve à la mer, la Palestine vaincra' et 'Où sont-ils ? Les sanctions contre Israël ne se voient pas !', la majorité d'entre eux, des jeunes universitaires, ont parcouru les ambassades libanaise, palestinienne et enfin celle des États-Unis.

Plus tôt, le gouvernement colombien a réitéré son appel à un cessez-le-feu à Gaza, un an après l'"acte terrible, attaque terroriste" de Hamás contre Israël; il a demandé "la libération de tous les otages et kidnappés; l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza, et qu'une solution politique puisse être trouvée entre les deux États", selon les déclarations du ministre des Affaires étrangères Luis Gilberto Murillo.

De manière similaire, le gouvernement uruguayen, dans un communiqué publié par son ministère des Affaires étrangères, a exhorté toutes les parties "à reprendre la voie diplomatique et à prendre les mesures nécessaires pour initier un désescalade du conflit".

Il a assuré que le pays sud-américain "continuera de plaider" auprès de la communauté internationale pour une résolution pacifique et durable du conflit au Moyen-Orient. EFE

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