Amnesty International a demandé ce vendredi au procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, de publier une “déclaration préventive” afin d'avertir les responsables de crimes contre le droit international qui auraient été commis après les élections présidentielles au Venezuela.
La directrice de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes, Erika Guevara Rosas, a dénoncé “la mort de dizaines de personnes aux mains des forces de sécurité et de groupes armés pro-gouvernementaux, ainsi que la détention arbitraire de plus de deux mille personnes en quelques jours, uniquement pour s'opposer ou être perçues comme opposantes au gouvernement de Nicolás Maduro.”
Dans ce contexte, Amnesty a dénoncé que “le silence du procureur est alarmant” et que “maintenant plus que jamais une action immédiate et décidée du bureau du procureur est nécessaire.”
“Cette tragédie est la conséquence de l'impunité face aux graves violations des droits humains et aux crimes contre l'humanité que le gouvernement de Maduro commet depuis des années,” a indiqué Guevara Rosas qui a demandé, concrètement, “une déclaration préventive qui avertisse les individus auteurs de possibles crimes internationaux et violations des droits humains.”
“Nous demandons également qu'il soutienne publiquement les ONG et les défenseurs des droits humains vénézuéliens, et qu'il condamne les attaques contre ceux qui sont attaqués en raison de leur travail acharné pour la justice,” a-t-elle indiqué.
“Liberté et paix” était écrit au centre de la place de Caracas où se sont rassemblés les manifestants, qui s'étaient regroupés autour de ces deux mots formés de bougies, toutes allumées, lors d'une activité convoquée par la principale coalition d'opposition, la Plateforme unitaire démocratique (PUD), qui accuse la dictature chaviste de “persécution” contre ceux qui dénoncent qu'il y a eu fraude électorale.
La leader de l'opposition au Venezuela, María Corina Machado, s'est exprimée sur cette activité et a déclaré via son compte sur X que “le niveau de résilience et de calme dans la société vénézuélienne est immense.”
Elle a ajouté que, bien que la peur soit compréhensible, “tout comme nous avons surmonté tous les obstacles, nous dominons également la peur et personne ne renonce.”
La dirigeante a souligné que “aujourd'hui, tout le Venezuela est en veillée pour nos abductés, prisonniers et persécutés. Ce sont nos héros. Nous avançons main dans la main avec Dieu.”
(Avec des informations d'Europa Press et EFE)