“Nous ignorons son lieu de détention et demandons sa libération immédiate”, a déclaré le père de l'activiste, sans fournir plus de détails.
Dans une autre publication sur X, l'ONG Redes Ayuda a ajouté que Velásquez “se rendait au Comité Interracial à Genève sur invitation de l'ONU lorsque l'on l'a informé que son passeport était annulé”.
L'organisation a affirmé qu'il s'agissait d'une arrestation “arbitraire” et a souligné que Velásquez était incommunicado. “Nous exigeons sa libération immédiate”, a-t-elle déclaré.
L'aéroport de Maiquetía, qui dessert la zone métropolitaine de Caracas et est la principale porte d'entrée aérienne du Venezuela, se caractérise par une surveillance et un contrôle élevés de la part des forces de sécurité du régime chaviste.
L'arrestation de Velásquez survient dans un contexte de tension suite aux résultats officiels des élections présidentielles de dimanche dernier, qui ont accordé la victoire à Nicolás Maduro et généré des manifestations ayant fait des dizaines de morts et plus d'un millier de détentions, selon des organisations de droits de l'homme.
La principale coalition d'opposition au Venezuela, la Plataforma Unitaria Democrática (PUD), a condamné vendredi ce qu'elle considérait comme “une violence d'État”, en référence aux détentions et à la persécution contre les personnes qui ne reconnaissent pas le résultat des élections annoncé par le Conseil National Électoral (CNE) et qui a confirmé Maduro pour un troisième mandat.
“Nous condamnons ces actes de violence, mais je dois souligner qu'il existe surtout une violence d'État exercée contre la citoyenneté”, a déclaré en conférence de presse l'ancienne députée Delsa Solórzano, au nom de la coalition PUD. “Il y a une violence d'État qui aujourd'hui a des centaines de prisonniers politiques dans les prisons, bondées, d'ailleurs, juste pour avoir tenté de compromettre la volonté de changement d'une nation, une qui ne se laisse pas faire, une qui ne capitule pas”, a-t-elle souligné.
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