Juan Manuel Galán a demandé des actions concrètes à Petro face à la crise au Venezuela : “Ils ne sont pas seuls. La marche le prouve.”

Publié le 18.08.2024
Le directeur du Nouveau Libéralisme a défendu María Corina Machado et Edmundo González - crédit Carlos Ortega/EFE

Le samedi 17 août 2024, des milliers de Vénézuéliens se sont rassemblés à Bogotá pour protester contre ce qui s'est passé lors des élections du 28 juillet selon lesquelles, d'après le Conseil National Électoral du Venezuela, Nicolás Maduro a été réélu président.

Suite à ces événements, plusieurs politiciens se sont exprimés et ont clairement affiché leur soutien aux manifestations, ainsi qu'à María Corina Machado et Edmundo González, leaders de l'opposition. L'un de ces politiciens était Juan Manuel Galán, qui a demandé sur son compte X de défendre la “souveraineté populaire et la démocratie”.

“Nous avons tous le devoir de défendre la souveraineté populaire et la démocratie, exprimées lors des élections du 28 juillet au Venezuela. María Corina Machado et tous les courageux qui affrontent la répression, nous vous disons : vous n'êtes pas seuls. La marche mondiale le prouve”, a déclaré le frère de Carlos Fernando Galán, maire de Bogotá.

L'ex-sénateur et président du Parti Nouveau Libéralisme a également profité de l'occasion pour adresser un message au président Gustavo Petro. “Le silence complice du Conseil National Électoral vivra dans l'infamie. Edmundo González est le président légitime du pays frère et la Colombie doit le reconnaître maintenant”, a exprimé Galán.

La déclaration de Juan Manuel Galán était également dirigée contre le dictateur vénézuélien, Nicolás Maduro, accusé de fraude électorale par l'opposition.

Le régime vacille et ne peut répondre que par la violence, la répression et des accusations sans fondement. Pour le peuple courageux, la liberté fleurira et l'espoir renaîtra”, a poursuivi Galán.

Déclaration de Juan Manuel Galán sur les manifestations des Vénézuéliens à Bogotá - crédit @juanmanuelgalan/X

De son côté, le maire Carlos Fernando Galán s'est exprimé depuis la Plaza de Lourdes au sujet d'une possible migration massive de citoyens vénézuéliens vers Bogotá. “Nous sommes conscients du risque que cela se produise et nous nous préparons”, a indiqué l'élu local.

Galán a également envoyé un message au président Petro : “Nous exigeons de la Nation qu'elle nous soutienne en ce sens car évidemment nous ne pouvons pas le faire seuls”, a affirmé le maire de Bogotá.

Carlos Fernando Galán a également fait référence à la position de la Colombie face à la crise démocratique au Venezuela. “Nous devons aujourd'hui élever la voix pour qu'en aucun cas, la Colombie ne se taise devant la violation des droits de l'homme, ni ne soit complice d'une fraude électorale”, a-t-il affirmé.

Et il a ajouté : “La volonté de changement qui s'est exprimée dans les urnes a déjà triomphé et il nous incombe à tous de la défendre. Nous les respectons, nous les aimons et nous travaillons afin qu'ils s'intègrent très bien. Élever la voix en Colombie pour exiger que l'expression qui s'est manifestée le 28 juillet dans les urnes au Venezuela soit défendue, respectée et que ce gouvernement change”.

Proposition du président Petro

À travers son compte X, le président Gustavo Petro a de nouveau parlé de la crise que vit le Venezuela, après les élections présidentielles du 28 juillet 2024.

La solution politique pour le Venezuela qui apporterait paix et prospérité à son peuple dépend de Nicolás Maduro. L'expérience du Front National colombien est une expérience qui, utilisée temporairement, peut aider à la solution définitive”, a indiqué le chef de l'État.

Le président Gustavo Petro a également affirmé que pour réaliser un front national au Venezuela, toutes les sanctions contre le Venezuela doivent être levées. “Amnistie générale nationale et internationale. Garanties totales pour l'action politique. Gouvernement de cohabitation transitoire. Nouvelles élections libres”.

Proposition du président Gustavo Petro sur la situation au Venezuela - crédit @petrogustavo/X

De plus, il a précisé qu'“un accord politique interne au Venezuela est le meilleur chemin vers la paix. Cela dépend uniquement des Vénézuéliens. De notre part, les populations frontalières peuvent se sentir tranquilles. Les frontières resteront ouvertes pour améliorer la prospérité commune de nos peuples”.

Réponse de l'ancien président Iván Duque sur de nouvelles élections au Venezuela - crédit @IvanDuque/X

“Depuis des semaines, j'ai dénoncé sur ce compte que le Brésil, la Colombie et le Mexique étaient en train d'orchestrer de nouvelles élections au Venezuela afin de donner de l'oxygène et d'ancrer le dictateur. Permettre que la victoire du peuple, atteinte contre toutes les adversités, soit moquée, c'est revictimiser une société qui a lutté sans relâche pour sa liberté”, a affirmé Duque.

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