Caracas, 9 oct (EFE).- Le premier vice-président du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), Diosdado Cabello, a déclaré ce mercredi que le chavisme sera toujours du côté du président de la Colombie, Gustavo Petro, après que le Conseil national électoral (CNE) ait formulé des charges contre sa campagne de 2022 "pour la présumée violation du régime de financement".
"Nous serons toujours en faveur de Petro, sans doubles postures. Entre Petro et (Iván) Duque, je n’ai rien à choisir, il est clair que je vais soutenir Petro", a indiqué le ministre de l’Intérieur dans son programme télévisé hebdomadaire 'Con el Mazo Dando'.
Cabello a soutenu que "cela fait de la peine de penser que le 'narco paramilitarisme' allait laisser Petro gouverner en Colombie".
"Cela fait de la peine la naïveté, la naïveté de penser qu'il était en train de gouverner, de penser qu'il pouvait gouverner la Colombie, que le narco paramilitarisme allait le laisser gouverner la Colombie, qu'ils allaient lui remettre ce pays, à un président comme lui, il n'a même pas pu gouverner un jour", a-t-il ajouté.
Le leader chaviste a déclaré que "j'espère que ces choses" serviront au président colombien pour "comprendre" que "contre le Venezuela" ils ont tenté de faire un "coup d'État" le 28 juillet, lors des élections présidentielles, où le Conseil national électoral (CNE) a proclamé Nicolás Maduro comme vainqueur, contesté à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
"Le Venezuela ne sera jamais utilisé pour nuire à la Colombie (...) pour nuire au Brésil", a ajouté Cabello.
Le CNE de la Colombie a annoncé mardi qu'il avait décidé d'ouvrir une enquête et de formuler des charges contre Petro et les membres de son équipe pour avoir prétendument violé les plafonds de dépenses établis lors de sa campagne présidentielle et avoir eu recours à des sources interdites non déclarées.
Petro a répondu par de fortes critiques à l'organe électoral en affirmant qu'il est "infiltré par les mêmes politiciens qui ont gouverné le pays pendant des décennies".
Le président colombien a déclaré la veille que la décision du CNE est "le premier pas d'un coup d'État" contre lui, et son gouvernement a annoncé ce jour-là qu'il avait saisi la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CorteIDH) de cette détermination, considérant qu'elle viole le vote populaire qui a élu Petro président en 2022. EFE
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