Madrid, 7 oct (EFE).- Le Parlement espagnol a appelé ce lundi le Gouvernement à promouvoir au sein de l'Union Européenne (UE) l'instauration "du régime démocratique" résultant des élections présidentielles du 28 juillet au Venezuela avec l'opposant Edmundo González comme gagnant.
La proposition, débattue à l'initiative des conservateurs du Parti Populaire (PP), a été approuvée par une majorité des membres de la Commission Mixte Congrès-Sénat pour l'UE.
Dans le même temps, il est également demandé de "défendre le peuple vénézuélien contre Nicolás Maduro", dont le résultat officiel du Conseil National Électoral a donné la victoire pour un nouveau mandat présidentiel.
Le texte approuvé, avec des modifications par rapport à la proposition initiale, a été adopté après que le 11 septembre dernier, le plein du Congrès a appelé le Gouvernement à reconnaître Edmundo González comme président légitime du Venezuela, également alors à la demande de la droite espagnole.
La députée du PP, Belén Hoyo, a reproché aujourd'hui au Parti Socialiste, au pouvoir, de "douter" entre reconnaître ou non la victoire d'Edmundo González.
Au nom des parlementaires socialistes, Vicente Montávez Aguillaume a souligné que les reconnaissances "unilatérales" ne mènent pas à des solutions effectives, et a argumenté que l'Exécutif, dirigé par Pedro Sánchez, "a agi avec fermeté et engagement" dans la défense des droits de l'homme.
Pour le mouvement de gauche Sumar, partenaires du PSOE dans le Gouvernement espagnol, Agustín Santos a appelé à chercher le dialogue entre Maduro et l'opposition afin de pouvoir répéter les élections et qu'elles bénéficient du soutien international et d'un président reconnu.
Faute de cela, a-t-il averti, on atteindra le 10 janvier, jour de la prise de fonction présidentielle, avec un président soutenu par l'armée (en référence à Maduro) et un autre en exil (en Espagne) sans reconnaissance internationale, en référence à González.
Pour le parti d'extrême droite Vox, José María Sánchez a insisté sur le fait que l'Espagne doit reconnaître Edmundo González et doit encourager l'UE à faire de même. EFE