Caracas, 1 oct (EFE).- Le parti d'opposition Vente Venezuela (VV) -dirigé par l'ancienne députée María Corina Machado- a dénoncé ce mardi l'arrestation d'un dirigeant local de l'État d'Anzoátegui (est) et a exigé sa "liberté immédiate".
Julio Itriago, coordinateur de VV dans la municipalité d'Anaco d'Anzoátegui, a été arrêté par les "corps répressifs du régime" -en référence au gouvernement de Nicolás Maduro-, a déclaré sur X le Comité des droits de l'homme de la formation, qualifiant l'incident de "kidnapping".
"Nous exigeons la cessation de la persécution et sa liberté immédiate. Faire de la politique n'est pas un délit. Liberté pour tous les prisonniers politiques", a-t-il exprimé à travers ce réseau social, où il a partagé une photo d'Itriago.
Selon le Comité des droits de l'homme de VV, au moins 151 politiciens d'opposition et activistes sont détenus, une grande partie d'entre eux étant des collaborateurs de Machado et du candidat du plus grand bloc antichaviste -la Plateforme Unitaire Démocratique (PUD)-, Edmundo González Urrutia, exilé en Espagne depuis le 8 septembre.
Dimanche dernier, l'opposition majoritaire a dénoncé l'arrestation de deux membres de l'équipe de sécurité de Machado, dont son "chef de protection", Milciades Ávila, qui avait déjà été emprisonné le 17 juillet et libéré 36 heures plus tard, avec des mesures cautionales.
De son côté, Machado a déclaré, également sur X, qu'elle ne s'arrêtera pas tant qu'elle n'aura pas obtenu la libération d'Ávila et d'Edwin Moya.
"À leurs enfants et partenaires, je réitère qu'ils doivent se sentir très fiers d'eux et je vous assure que nous ne nous reposerons pas tant que nous ne les aurons pas ramenés librement", a alors déclaré l'ancienne députée.
Venezuela vit une crise politique après les élections du 28 juillet dernier, lors desquelles le président Nicolás Maduro a été proclamé vainqueur par le Conseil national électoral (CNE), tandis que la PUD insiste sur la "victoire" de son candidat.
La Mission d'établissement des faits de l'ONU pour le Venezuela a récemment dénoncé que, dans ce contexte, l'État "a intensifié la modalité la plus dure et violente de sa machine de répression" pour "désarticuler et désmobiliser l'opposition", tandis que les "principaux pouvoirs publics ont abandonné toute apparence d'indépendance et se sont soumis" à l'Exécutif. EFE