La líder de l'opposition au Venezuela María Corina Machado a remercié ce mardi le président du Chili, Gabriel Boric, après que ce dernier a appelé à ce que l'on “reconnaisse le triomphe” de l'antichavisme majoritaire aux élections du 28 juillet, malgré le fait que l'entité électorale ait proclamé gagnant Nicolás Maduro.
“Le président chilien, Gabriel Boric, dans son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, a affirmé que l'opposition avait gagné les élections présidentielles et que ce triomphe devait être reconnu pour avancer dans la transition”, a indiqué Machado sur X.
À son avis, ce sont “les positions fermes et éthiques que doivent adopter les véritables leaders démocratiques du monde, sans délai”.
Le président chilien a déclaré que son pays était “particulièrement attentif” à la “situation critique que vit le Venezuela”, déclenchée après la dénonciation de fraude électorale par le plus grand bloc antichaviste, qui affirme que son candidat, Edmundo González Urrutia - exilé en Espagne -, a été le gagnant des élections présidentielles.
“Nous sommes face à une dictature qui tente de voler une élection, qui persécute ses opposants et qui est indifférente à l'exil non pas de milliers, mais de millions de ses citoyens”, a affirmé Boric.
Pour sa part, le vice-chancelier de Venezuela pour l'Amérique latine, Rander Peña, a exhorté ce mardi Boric à se laver “la bouche avant de parler” du pays caribéen et de son peuple, tout en l'accusant de trahir et d'utiliser “le peuple chilien” après s'être présenté comme “une option de gauche et populaire”.
“En Amérique latine où, comme cela arrive malheureusement dans plusieurs régions du monde, les légitimes aspirations à la liberté et à la démocratie de dizaines de millions de personnes continuent de ne pas être satisfaites. Je pense en particulier au peuple vénézuélien, à qui va toute notre solidarité et notre soutien”, a-t-elle déclaré dans son discours.
C'est pourquoi, elle a estimé que “la communauté internationale ne peut rester impassible alors que, presque deux mois après les élections du 28 juillet, le résultat électoral continue de ne pas être reconnu”.
“Et pendant ce temps, une répression brutale se produit, la mort de dizaines de manifestants, l'arrestation arbitraire de milliers d'opposants politiques, l'imputation et l'exil du candidat présidentiel de l'opposition démocratique. C'est notre devoir de faire entendre notre voix”, a-t-elle souligné.
Dans son intervention devant l'Assemblée de l'ONU, Meloni a également évoqué la nécessité de “renforcer sa coopération” avec l'Amérique latine pour “vaincre les esclavagistes du troisième millénaire”, en référence à la lutte contre la criminalité organisée en matière de lutte contre la traite des personnes et le trafic de drogue, entre autres.
(Avec des informations d'EFE)