Caracas, 5 oct (EFE).- L'ONG vénézuélienne Observatorio de Derechos Humanos de l'Université des Andes a affirmé ce samedi que "plus de la moitié" des enseignants se trouvent "en dessous du seuil de pauvreté", tout en reconnaissant la "lutte" de ce corps "pour des salaires justes et des conditions de travail dignes" dans le cadre de la Journée mondiale des enseignants.
"Les enseignants au Venezuela font face à de grands obstacles pour exercer leur profession. Des salaires dérisoires, un manque de sécurité sociale et des conditions précaires dans les infrastructures éducatives limitent leur capacité", a déclaré l'organisation sur X, tout en affirmant qu'en dépit de cela, "ils continuent un travail clé : former les futures générations".
Elle a également déclaré qu'"il est urgent que l'État réponde à leurs demandes et garantisse le droit à l'éducation".
Ce lundi, le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a promis un ensemble d'aides aux enseignants du secteur public, les appelant à reprendre leurs cours, d'où des milliers de maîtres ont déserté ces dernières années en raison des bas salaires et des conditions de travail, à l'approche du début de la nouvelle année scolaire 2024-2025.
Néanmoins, l'exécutif n'a pas expliqué si ce plan d'aides prévoit une augmentation des salaires des enseignants, qui a été le motif central des manifestations auxquelles ce corps a participé ces huit dernières années, lorsque, selon des estimations du collectif, des milliers d'enseignants ont quitté le pays en raison de la crise économique.
Le Centre de documentation et d'analyse sociale de la Fédération vénézuélienne des maîtres (Cendas-FVM) a calculé que le salaire moyen d'un enseignant par mois est d'environ 21 dollars au taux de change officiel, ce qui est considéré comme insuffisant pour couvrir les dépenses de la panier alimentaire de base, estimé en août par l'organisation à 107,8 dollars par personne. EFE