À cinq mois du début de la haute saison, la carte du tourisme international vers la Colombie montre une concentration claire, trois villes capturent presque tout le flux aérien. Entre décembre 2025 et mai 2026, 646.770 réservations internationales ont été enregistrées, et plus de 91 % avaient pour destination Bogotá, Medellín et Carthagène.
Ce chiffre confirme non seulement l'attractivité du pays à l'étranger, mais le positionne également comme le deuxième marché avec le plus grand volume de réservations en Amérique latine, seulement devancé par le Mexique. De plus, cela surpasse des destinations traditionnelles telles que le Costa Rica, le Chili et le Pérou. Par rapport à la même période de l'année précédente, la croissance a été de 6,4 %, un signal que la demande internationale maintient une trajectoire ascendante.
Les données, provenant de la plateforme Amadeus–ForwardKeys et analysées par ProColombia, permettent d'observer plus en détail comment se distribuent les voyageurs. Bogotá se classe largement en tête, puisque presque 59 % du total des réservations internationales pendant la période analysée y sont concentrées. La capitale n'est pas seulement le principal hub aérien du pays, mais aussi le point de connexion pour ceux qui continuent vers d'autres destinations nationales.
Sa force combine plusieurs facteurs. D'une part, l'offre culturelle, gastronomique et d'événements. D'autre part, son rôle stratégique dans les voyages d'affaires et les réunions internationales. Cette double condition touristique et commerciale explique pourquoi Bogotá maintient son leadership soutenu dans l'accueil de voyageurs étrangers.
Ensuite, Medellín et Carthagène apparaissent, deux villes qui, bien qu'elles répondent à des profils différents de tourisme, renforcent le rôle du pays dans la région. Bien que le rapport ne décompose pas leurs chiffres individuels, il confirme que, avec Bogotá, elles élèvent la participation conjointe de ces trois cités à plus de 91 % du total des réservations internationales.
Medellín a consolidé son image en tant que destination urbaine innovante, avec un agenda actif de congrès, foires et événements culturels. Sa transformation urbaine et sa projection internationale ont renforcé l'arrivée de voyageurs intéressés tant par les affaires que par les expériences culturelles.
Carthagène, en revanche, continue de se positionner comme la grande référence du tourisme de loisirs. Son centre historique, son offre hôtelière et sa proximité avec les Caraïbes en font un arrêt presque incontournable pour les visiteurs d'Amérique du Nord et d'Europe. La ville maintient une forte demande pendant les périodes de repos et les voyages en couple ou en groupe.
Au-delà des villes réceptrices, l'analyse a également révélé quels sont les principaux marchés émetteurs. Entre décembre et mai, les États-Unis, l'Espagne et le Brésil ont concentré plus de 42 % des réservations internationales vers la Colombie. Le dynamisme de certains pays attire l'attention.
Le Brésil, par exemple, a enregistré une croissance de 52 %, tandis que l'Espagne a augmenté de 28 % et le Pérou a montré une variation positive de 15 %. Ces chiffres suggèrent que la connectivité aérienne et les stratégies de promotion internationale ont des effets concrets sur les marchés clés. En ce qui concerne le motif de voyage, le tourisme de loisirs domine largement la demande. Près de 71 % des réservations correspondent à des voyages de vacances. Viennent ensuite les visites à des amis et à la famille, avec 15 % ; les voyages en groupe, avec environ 7,5 % ; et enfin, les déplacements d'affaires, qui représentent environ 6 %.
Ce comportement réaffirme l'importance du tourisme récréatif dans la croissance récente, notamment dans des villes comme Carthagène et Medellín. Dans le même temps, Bogotá maintient sa pertinence dans le segment des affaires et des événements, ce qui diversifie le profil des voyageurs entrant dans le pays.
Dans l'ensemble, les chiffres ont montré un secteur aérien international en expansion et une concentration territoriale marquée. Trois villes capturent presque tout le flux, tandis que d'autres régions ont encore de l'espace pour gagner en notoriété. Le défi, à l'avenir, sera de tirer parti de cet élan pour mieux répartir les bénéfices du tourisme et renforcer de nouvelles portes d'entrée dans le pays.