Rédaction América, 7 oct (EFE) .- Un an après l'attaque terroriste de Hamas sur le territoire israélien, où 1 200 personnes ont été tuées, 251 ont été enlevées, et une offensive militaire de l'État d'Israël a été lancée, certains pays d'Amérique latine, à travers leurs citoyens et leurs gouvernements, se sont manifestés non seulement pour exiger un cessez-le-feu immédiat à Gaza, mais aussi pour rejeter les actions qui ont donné le coup d'envoi à un nouveau cycle de guerre au Moyen-Orient.
La réponse militaire du gouvernement de Benjamin Netanyahu qui bombarde et envahit Gaza, ce lundi, laisse déjà un bilan de plus de 41 900 palestiniens tués- avec près de 17 000 mineurs décédés- et 97 303 blessés, selon des données du ministère de la Santé de Gaza.
La nombreuse communauté juive en Argentine a revendiqué ce lundi à Buenos Aires la libération des 101 otages qui restent captifs dans la bande de Gaza, lors d'une massive concentration dans les rues du quartier de Villa Crespo, dans la capitale.
De même, le président argentin, Javier Milei, a exigé la libération des otages et a affirmé sur son compte X que "notre cœur est captif à Gaza". Neuf des otages qui restent encore dans les mains de Hamas sont des citoyens argentins, selon des sources locales.
Des groupes solidaires avec le peuple palestinien se sont également manifestés lors d'une concentration sur la Plaza de Mayo, devant le siège de l'exécutif dans la capitale argentine, pour demander la fin de la "mascarade" en Palestine, au Liban, au Yémen et en Syrie, sous la consigne 'Assez de génocide'.
Cette communauté religieuse au Brésil a commémoré ce premier anniversaire de l'attaque au milieu de critiques au président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, pour sa politique étrangère contraire à l'offensive israélienne.
Les organisateurs de l'acte à São Paulo, foyer de la majorité des 120 000 juifs brésiliens, ont voulu montrer leur "soutien inconditionnel" à Israël. "Le peuple juif est uni contre le terrorisme et l'antisémitisme", a déclaré à EFE le consul général d'Israël dans la ville, Rafael Erdreich.
Dans son communiqué officiel, le gouvernement du géant sud-américain a déploré la mort de milliers de personnes, "en majorité des civils", et a rappelé aux citoyens brésiliens Michel Nisembaum, capturé comme otage dans la bande de Gaza, et Karla Stelzer Mendes, Bruna Valeanu et Ranani Nidejelski Glazer, assassinés par les terroristes le 7 octobre 2023.
À La Paz, la capitale de la Bolivie, des dizaines de personnes, majoritairement des étudiants universitaires, se sont réunies pour protester contre ce qu'ils ont appelé un "génocide" d'Israël contre la Palestine, après un an de l'attaque de Hamas et la réaction disproportionnée d'Israël.
"Vive la résistance palestinienne ! Il faut arrêter le génocide d'Israël et des États-Unis", était le slogan principal des étudiants boliviens.
Au Venezuela, le gouvernement a activé à Caracas un centre de collecte pour recueillir de l'aide humanitaire pour la Palestine et d'autres peuples du Moyen-Orient, affirmant qu'ils sont "victimes d'un génocide systématique perpétré par l'État sioniste d'Israël".
Le chavisme a réitéré sa "solidarité absolue" avec la Palestine lors d'un acte symbolique dans la capitale vénézuélienne. Par la suite, le président Nicolás Maduro a exprimé, en référence à l'anniversaire tragique, que les institutions de l'ONU sont "sous les décombres" après un an de "la guerre d'extermination la plus horrible que l'on ait connue depuis l'époque" d'Adolf Hitler.
Le gouvernement de Cuba a également condamné ce qu'il a appelé le début de l'"extermination israélienne" contre la Palestine et les "massacres à Gaza", par l'intermédiaire du ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, qui a ajouté qu'"un an après le début" des attaques, Israël "applique maintenant" ses "massacres" contre le Liban, avec le "soutien" et l'"impunité" des États-Unis.
À Bogotá, des centaines de Colombiens sont descendus dans les rues pour protester contre le 'génocide' d'Israël et pour une 'Palestine libre'. Au cri de 'Ce n'est pas une guerre, c'est un génocide', 'De la rivière à la mer, la Palestine vaincra' et 'Où sont-ils ? On ne voit pas les sanctions contre Israël !', la majorité des jeunes universitaires ont parcouru l'ambassade libanaise, l'ambassade palestinienne et enfin celle des États-Unis.
Plus tôt, le gouvernement colombien a réitéré son appel à un cessez-le-feu à Gaza, après un an de "terrible acte, attaque terroriste" de Hamas contre Israël ; il a demandé "la libération de tous les otages et enlevés ; l'entrée d'aide humanitaire à Gaza, et qu'une solution politique puisse être donnée entre les deux États", selon les déclarations du ministre Luis Gilberto Murillo.
De manière similaire, le gouvernement uruguayen a exprimé dans un communiqué émis par son ministère des Affaires étrangères qu'il exhortait toutes les parties "à reprendre la voie diplomatique et à prendre les mesures nécessaires pour commencer un désescalade du conflit".
Il a assuré que le pays sud-américain "continuera à plaider" devant la communauté internationale pour une résolution pacifique et durable du conflit au Moyen-Orient. EFE
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