Edmundo González, ancien candidat à la présidentielle vénézuélienne, est en tournée internationale qui l'a amené à visiter plusieurs pays européens et sera prochainement aux États-Unis.
Lors de son parcours, il a rencontré l'ancien président colombien Andrés Pastrana à Madrid, en Espagne, le mercredi 25 septembre.
Rencontre confirmée par l'ancien président colombien lui-même via ses réseaux sociaux, elle a duré une heure.
Pastrana a décrit cette réunion comme “très agréable et fructueuse” et a souligné que González l'a visité en tant que membre du groupe Iniciativa Democrática en Espagne et président de l'Internationale Démocrate du Centre (IDC-CDI).
Au cours de la conversation, les deux dirigeants ont discuté de sujets politiques et sociaux de grande importance. Parmi les points abordés se trouvaient la présence de González en Europe, l'action récente d'anciens présidents auprès de la Cour Pénale Internationale de La Haye, et le processus de libération du Venezuela.
La collaboration réussie de González avec María Corina Machado a également été mentionnée. Pastrana a souligné qu'ils s'accordaient à dire que “la démocratie n'est pas un produit instantané”.
Un autre sujet central de la réunion était l'avenir politique du Venezuela. Pastrana a exprimé son espoir que González assume la présidence du Venezuela le 10 janvier 2025, de préférence à Caracas. Selon l'ancien président colombien, González poursuivra sa tournée mondiale en visitant des parlements et en promouvant son agenda politique.
González, pour sa part, a partagé avec Pastrana les pressions auxquelles il a été confronté de la part de la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez. De plus, il a relaté ses visites aux ambassades des Pays-Bas et d'Espagne au Venezuela avant son voyage en Europe.
Cette visite d'Edmundo González à Andrés Pastrana intervient quelques jours après que le Conseil d'État a annulé la résolution du Conseil National Électoral (CNE) qui accordait la personnalité juridique au parti politique Nouvelle Force Démocratique, dirigé par l'ancien président colombien.
Pastrana a répondu par un communiqué sur ses réseaux sociaux, en alléguant que l'histoire du parti et son objectif n'étaient pas respectés : “Aujourd'hui, le Conseil d'État a porté un coup à la Nouvelle Force”.
La décision repose sur le fait que des situations de violence politique n'ont pas été prouvées pour justifier la réactivation du parti, selon le Conseil d'État.
La Section Cinquième du Conseil d'État a déterminé que la Résolution 1549 de 2023, émise par le CNE, enfreignait plusieurs articles de la Constitution et des lois colombiennes. En particulier, les articles 108 de la Constitution, 3ème de la Loi 130 de 1994 et 3ème de la Loi 1475 de 2011 sont mentionnés.
De plus, le tribunal a indiqué qu'il y avait une fausse motivation dans la décision du CNE, car elle était fondée sur les orientations d'un arrêt de la Cour Constitutionnelle qui ne correspondaient pas à la situation du parti de Pastrana.
Le Conseil d'État a soutenu que le CNE avait considéré comme prouvées des situations de violence qui n'avaient pas de relation de causalité directe et effective avec le droit fondamental de participation des membres, partisans et dirigeants du parti de Pastrana.
Le président Gustavo Petro s'est exprimé sur la récente proposition approuvée par le Sénat de Colombie, qui appelle le gouvernement national à reconnaître Edmundo González comme le légitime vainqueur des élections présidentielles au Venezuela.
Via son compte sur le réseau social X, Petro a averti que le Congrès, selon l'ordre constitutionnel, ne peut exiger du président qu'il prenne des positions en matière de politique internationale.
Le Sénat colombien a approuvé la proposition par 48 voix en faveur, en arguant que les élections au Venezuela, qui ont proclamé González comme “gagnant indiscutable”, ont fait l'objet de dénonciations de fraude, d'intimidation et de répression de l'opposition.
Dans ce contexte, le Sénat a demandé à l'exécutif, et en particulier au président Petro, de reconnaître publiquement les véritables vainqueurs du processus électoral, en opposition au régime actuel de Nicolás Maduro.
Le document approuvé par le Sénat souligne qu'il est impératif que le gouvernement de Colombie adopte une position claire et ferme en faveur de la démocratie, s'alignant avec les pays qui ont déjà rejeté les résultats frauduleux.