De cette manière, l'opposant reviendrait de son exil en Espagne, qu'il a été contraint de rejoindre début septembre, en raison de la forte persécution du régime de Nicolás Maduro, qui s'est autoproclamé vainqueur des élections par le biais de la fraude.
“Je vais revenir dès que possible, lorsque nous aurons restauré la démocratie dans le pays. Le 10 janvier est la date qui est constitutionnellement prévue pour la prise de possession et j'aspire à ce que la volonté populaire de huit millions de Vénézuéliens soit reconnue ce jour-là”, a assuré ce vendredi à A Illa da Toxa, à O Grove, où il a participé au Forum La Toja. Néanmoins, le politicien n'a pas écarté la possibilité de revenir dans son pays avant le début de la nouvelle année et a ironisé en affirmant que “si le président Maduro a avancé Noël, il ne serait pas surprenant que je puisse aussi avancer mon retour”.
Par ailleurs, concernant l'avenir du chaviste, il a affirmé que “je ne m'en mêle pas” et que ce sera “ce qu'il désire, s'il accepte les conditions et respecte la Constitution”.
Ensuite, González Urrutia a mentionné, comme il le fait depuis son arrivée à Madrid, que sa sortie du pays est “temporaire” et que, tant qu'il reste éloigné du régime chaviste, il remplit depuis l'Europe le rôle essentiel de “porte-parole et gestionnaire de toutes les actions et démarches pouvant être nécessaires pour dynamiser la solidarité espagnole et, par extension, du reste de l'Europe, envers la cause démocratique vénézuélienne”. “Je le fais avec la pleine responsabilité que me confère mon statut de président élu, ainsi reconnu par des millions de Vénézuéliens - huit millions pour être précis - et par une grande partie de la communauté internationale”, a-t-il ajouté.
“Le monde connaît et reconnaît les procès-verbaux originaux parce que nous les avons montrés de manière transparente”, a-t-il souligné à propos des documents publiés en ligne par la Plateforme Unitaire Démocratique qui valident sa victoire et contredisent le récit chaviste. “Chaque jour, de plus en plus de soutiens arrivent à ma candidature en tant que président élu... et ceux qui vont rejoindre dans les prochaines semaines. Je suis très satisfait”, a-t-il évalué.
Lorsqu'on l'a interrogé sur les possibilités de réellement, cette fois-ci, vaincre le régime qui gouverne le Venezuela depuis des décennies, González Urrutia a déclaré avec confiance qu'il ne faut qu'“un seul Edmundo” pour restaurer la démocratie dans le pays. “Il n'y a pas deux Vénézuélas, il n'y en a qu'un seul. Le démocratique, validé par des millions de voix obtenues le 28 juillet dernier. Il n'y a pas de dilemme”, a-t-il ajouté.
Dans ce sens, il a précisé qu'une fois installé au Palais de Miraflores, il travaillera à récupérer l'institutionnalité et à récupérer la valeur du dialogue et de la coexistence, contribuer à la rapide construction de l'image du pays, normaliser les relations diplomatiques et réactiver des accords de coopération qui couvrent de la promotion des investissements jusqu'à la lutte contre la drogue, et, en particulier, “laisser derrière le personnaliste et l'improvisation, ainsi que l'intolérance et la persécution aveugle d'autres Vénézuéliens”.
À la place, ils ont exhorté le régime à ouvrir des négociations et “à convenir avec nous des termes d'une négociation sérieuse, qui permette la fluidité de la transition et qui fasse valoir la volonté de l'électorat”.
(Avec des informations d'EFE et Europa Press)