Caracas, 9 oct (EFE).- Le premier vice-président du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), Diosdado Cabello, a affirmé ce mercredi que le haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, est un homme politique "discrédité", après que le fonctionnaire espagnol ait déclaré que la solution à la crise vénézuélienne doit surgir de la "pression internationale".
"Il est difficile qu'il y ait en Europe un homme politique plus discrédité que Borrell, oui, il est probable que Felipe González se batte avec lui, ils sont de la même espèce, Felipe González, (José María) Aznar, Borrell, viennent de la poubelle de l'histoire pour qu'ils puissent donner leur avis sur le Venezuela", a déclaré Cabello dans son programme de télévision 'Con el Mazo Dando'.
Le mardi, Borrell a déclaré à EFE que la solution à la crise au Venezuela ne peut être que "politique" et doit surgir "de la pression internationale".
"La solution pour le Venezuela ne peut être autre que politique. Elle doit émerger de la pression internationale", a affirmé Borrell lors de déclarations après avoir participé à un débat sur la situation au Moyen-Orient lors de la plénière du Parlement européen.
Le chef de la diplomatie européenne a souligné que l'actuel président vénézuélien, Nicolás Maduro, "apparemment, selon ses plans", prendra de nouveau possession du poste en janvier prochain, en vertu des résultats électoraux des élections du 28 juillet dernier que la plus grande partie de la communauté internationale ne reconnaît pas.
"Nous ne reconnaissons pas qu'il ait une légitimité démocratique. Cela a été dit par le Parlement européen, il n'est pas reconnu. Et cela sera dit lors du prochain Conseil européen, qui est le titulaire de la compétence en matière de politique extérieure", a-t-il avancé.
Borrell s'est montré "peu partisan" d'éventuelles sanctions contre le Venezuela qui pourraient affecter la population.
"En ce qui concerne les sanctions, je suis peu partisan d'imposer des sanctions qui affectent les gens, qui affectent les citoyens, le peuple vénézuélien", a-t-il déclaré, prenant comme exemple celles qui pèsent contre Cuba et "qui n'ont pas servi à changer le régime politique", mais "ont causé un énorme souffrance à la population cubaine". EFE
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