Depuis Shanghai, Pedro Sánchez a défendu ce mercredi que l'octroi de l'asile à Edmundo González Urrutia est "un geste d'humanité". "C'est un engagement civil humanitaire de la société espagnole et par extension de son gouvernement envers des personnes qui, malheureusement, subissent la persécution et la répression. Et c'est ce que nous avons fait avec Edmundo González", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
En réponse à cette mesure, le président du Parlement vénézuélien, Jorge Rodríguez, a demandé aux députés d'approuver une résolution pour rompre les relations diplomatiques et commerciales avec l'Espagne, une demande qui reflète que le régime vénézuélien "agonise". Selon les mots du porte-parole national du PP, Borja Sémper, "c'est un comportement normal et naturel d'une dictature" que le Venezuela attaque et soumette "la liberté de ses citoyens", tout en "désignant et affrontant" les pays qui lui disent "que c'est une dictature".
Pour sa part, la ministre porte-parole du Gouvernement, Pilar Alegría, a assuré que l'"intérêt" du Gouvernement "sera toujours de travailler pour maintenir les meilleures relations avec le peuple vénézuélien, pas comme d'autres qui se servent du peuple vénézuélien et des Vénézuéliens pour attaquer le Gouvernement d'Espagne". La ministre de l'Éducation a également fait savoir qu'elle avait pu parler avec le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, et qu'il lui avait transmis un message de tranquillité : l'ambassade espagnole à Caracas "travaille avec une absolue normalité", a ajouté Alegría.